01 71 93 28 07 bonjour@lecranpop.com

BELLES de nuit, un véritable cri du coeur !

 L’INSTANT CULTE 

Paris… Ses lumières, sa magie, mais aussi ses rues sombres et parfois lugubres. Belles de Nuit, qui se jouera au théâtre Trévise à partir du 17 janvier, propose une thématique plutôt originale et Oh combien, toujours d’actualité : la considération des femmes dans notre société. Belle de nuit nous embarque dans le Paris 1946, juste après la seconde guerre mondiale, dans l’univers des maisons closes.

C’est quoi l’histoire ?

Si la France vient de sortir meurtrie de la Seconde Guerre Mondiale, elle compte bien renaître de ses cendres. Les français n’ont qu’une seule envie : profiter de sa liberté et célébrer la vie, l’amour et pour certains, les plaisirs impolis… C’est justement l’endroit où se déroule l’action de Belles de Nuit: les maisons closes. Si Jacote, Lucienne et Jeanne se sentaient protégées dans ce joyeux bordel sous l’occupation; un léger imprévu va venir semer le trouble au sein de cette « famille » pas comme les autres : la fermeture de toutes les maisons closes. Jonathan Kerr et Bénédicte Charpiat, les auteurs de cette fresque musicale ont su parfaitement manier histoire et actualité sans jamais tomber dans le pathos ni défendre quoi que ce soit. C’est le constat d’une époque pas si révolue que ça…

| (c) Stephane Kerrad, KB Studios Paris

Pourquoi y aller ?

Si l’action se déroule au lendemain de l’une des guerres les plus meurtrières de notre Histoire, elle pose un problème toujours d’actualité : la place des femmes dans notre société et surtout, la considération des femmes comme objets de désir par les hommes (pas tous non plus, heureusement !). On peut directement penser aux affaires Weinstein ou encore DSK qui ont remué le monde du showbizz et des associations luttant contre les violences faites aux femmes. L’histoire de Belles de nuit, nous en apprend aussi d’avantage sur le contexte historique d’une époque souvent oubliée des livres d’Histoire. Marthe Richard, ancienne prostituée repentie bigote et membre du conseil municipal de Paris, se bat pour la condamnation des maisons closes. Elle obtient gain de cause le 13 avril 1946. Mais que vont devenir les Jacote, les Jeanne ou les Lucienne ? Une autre vie est-elle possible ? Leur destin n’est-il seulement que d’être le fantasme des hommes ?

De l’amour à l’humour

Si le thème paraît sulfureux, Belles de nuit esquisse avec une humour un monde et une époque qui ne laisse rien présager de drôle. Et pourtant, on rit. On rit même beaucoup de la gouaille et des bons mots des filles de joie et de leur tenancière, Yvonne. Côté mise en scène, la sobriété de cette oeuvre sert parfaitement l’histoire. Les histoires de chacun des personnages.

Une musique d’hier et d’aujourd’hui 

Qui dit spectacle musical, dit évidemment musique. Le compositeur est aussi sur scène, il joue le rôle de Momo, initiateur d’Yvonne. Jonathan Kerr (puisque c’est de lui dont il s’agit) est l’auteur, le compositeur et le metteur en scène de Belles de Nuit. Voici ce qu’il dit de ses compositions pour le spectacle : « J’ai choisi de traiter musicalement cet opus en opposant deux mondes. Celui bigarré où le glauque côtoie le pittoresque et un autre plus lyrique et moderne (sans doute plus sombre) qui débouche sur la rue que vont rejoindre les filles. Les notes et les sons sont donc venus lorsque ma musique a trouvé cette collaboration polyphonique d’hier avec ce que je peux en traduire aujourd’hui. Il n’y a qu’une chose dont je sois certain : ces endroits singuliers même sordides restent un fantasme et une énigme encore aujourd’hui. Il m’est apparu que le texte que nous avons co-écrit (NDLR avec Bénédicte Charpiat) ne pouvait révéler sa forme théâtrale qu’au sein d’un écrin sonore, d’un monde harmonique, d’un temps écrit et partitionné assorti de paroles qui parlent de ce fantasme et de cette énigme. »

| (c) Stephane Kerrad, KB Studios Paris

Belles de nuitde Jonathan Kerr et Bénédicte Charpiat
A partir du 17 janvier 2019
Au Théâtre Trévise
14 rue de Trévise – 75009 Paris

Réservations ICI

Livret : Bénédicte Charpiat et Jonathan Kerr
Musique, paroles et mise en scène : Jonathan Kerr

Avec Benoît Urbain, Roxane Le Texier, Gwenaëlle Chouquet, Fanny Fourquez ou Audrey Rousseau, Jonathan Kerr et Bénédicte Charpiat 

Articles similaires

Meryl Streep en films et en chansons !

Il n’y a pas que dans Mamma Mia ! (dont les deux dernière séances version L’Ecran Pop sont à ne manquer sous aucun prétexte !) que Meryl Streep a donné de la voix. Pour bon nombre de ses rôles, l’actrice n’a pas hésité à chanter. Pas étonnant qu’avant de devenir actrice, Meryl Streep veuille devenir cantatrice ! Au total, elle a chanté dans 8 films différents. Mais quels sont-ils ?

Découvrez Le Dictionnaire de la Comédie Musicale

Parfois, il suffit d’un film pour déterminer sa vie. C’est le cas d’Isabelle Wolgust, à qui l’on doit le Dictionnaire de la comédie musicale (Ed. Vendémiaire). SI elle est aujourd’hui écrivaine pour des fictions de cinéma et de télévision, c’est qu’elle est passionnée par ce qu’elle fait. Cette passion, elle la doit en particulier aux films de Jacques Demy. Dans l’avant-propos du livre, elle le clame haut et fort : « Pas un jour ne passe sans que je sois traversée par des images, des chansons des Demoiselles de Rochefort, de Peau d’âne ou d’une chambre en ville. Un vie ornée de musiques vivantes qui l’a tout simplement amenée à en référencer l’essence dans son Dictionnaire de la comédie musicale (Ed. Vendémiaire). L’Ecran Pop vous en dit plus…

Ghost, le musical arrive en France !

Tous à la poterie ! Annoncé en 2018 puis finalement annulé quelques semaines plus tard, Ghost Le Musical va finalement être joué sur Paris. Youpi ! Encore un plus grand « Youpi » quand on sait que Stage Entertainment est derrière ce projet. Ghost, le musical se jouera à la rentrée 2019 au Théâtre Mogador ! Nous en parlions justement ici, où nous évoquions les secrets de ce film culte.